Sous le patronage du Prof. Yasser Magdy Hatata, président de l'Université de Fayoum, du Prof. Assem El-Essawy, vice-président chargé du service communautaire et du développement environnemental, et du Prof. Cherif El-Attar, vice-président chargé de l'enseignement et des affaires étudiantes, a reçu le Prof. Abla Ahmed Ali El-Alfy, vice-ministre de la Santé et de la Population chargé du développement de la famille et superviseur du Conseil national de la population. Cette réunion avait pour but de faire le point sur la mise en œuvre de la deuxième phase de la Stratégie nationale de population et de développement et de l'Initiative présidentielle « Les mille jours d'or pour le développement de la famille égyptienne ».
Étaient également présents : la Prof. Amal Ibrahim, doyenne de la Faculté des sciences infirmières ; le Prof. Abdel-Hadi Mashahit, vice-doyen de la Faculté de médecine chargé du service communautaire et du développement environnemental ; le Prof. Ahmed Abdel-Moqtader, chef du département de pédiatrie de la Faculté de médecine ; le docteur Mustafa Rashad, directeur général adjoint des hôpitaux universitaires ; et la Dr. Basma Abdel-Latif, directrice de l'Unité de suivi des problèmes de l'Université. M. Ahmed Khairy, adjoint au ministre délégué à la Population et au Développement familial, ainsi que plusieurs chefs de service et médecins des départements d'obstétrique-gynécologie, de pédiatrie-néonatologie et de santé publique de la faculté de médecine, ont participé à une réunion le lundi 26 janvier 2026.
Cette réunion avait pour objectif d'examiner les mécanismes et les moyens de renforcer la coopération dans la mise en œuvre de la stratégie et du plan d'urgence pour la population et le développement, et de préparer l'établissement d'un protocole de coopération entre le Conseil national de la population et l'Université de Fayoum. Une séance de discussion sur le dossier « Population et développement » s'est tenue dans l'amphithéâtre principal, au cours de laquelle les réalisations de 2025 et les préparatifs du plan national pour la période 2026/2027 ont été passés en revue.
Au cours de cette séance, le Prof. M. Assem El-Essawy a également souhaité la bienvenue aux participants et s'est félicité que l'Université de Fayoum accueille cette importante discussion concernant la santé et le bien-être des familles égyptiennes. Il a souligné l'importance de la coopération entre l'université et le ministère de la Santé pour la mise en œuvre de programmes de formation et de recherche visant à améliorer les services de santé et à soutenir les politiques de population. Il a ajouté que l'université s'engage à mobiliser toutes ses ressources pour appuyer les efforts nationaux en faveur du développement humain.
Le professeur Sherif El-Attar a également insisté sur le rôle essentiel des universités, non seulement comme centres de savoir, mais aussi comme partenaires actifs dans la résolution des problèmes de société. Il a ajouté que la santé reproductive et la planification familiale nécessitent les efforts concertés de toutes les institutions nationales.
Dans son intervention, la Prof. Abla El-Alfy a salué les efforts déployés dans le gouvernorat de Fayoum dans le domaine de la santé reproductive et de la planification familiale. Elle a souligné l'importance de se concentrer sur l'amélioration de la qualité des services de santé pour les mères et les enfants. Elle a expliqué que cette visite s'inscrivait dans le cadre du suivi sur le terrain de la mise en œuvre des politiques nationales de santé et du soutien apporté aux gouvernorats pour atteindre leurs objectifs démographiques.
Elle a souligné que le taux élevé de césariennes non justifiées représente un défi sanitaire et économique majeur. D'après plusieurs enquêtes sanitaires, le taux de césariennes en Égypte a été multiplié par huit entre 2000 et 2025, dépassant les 80 %. Cette situation a des répercussions négatives sur la santé des mères et des enfants et alourdit la charge pesant sur le système de santé.
Elle a insisté sur la nécessité d'adopter des mesures concrètes pour encourager l'accouchement par voie basse, notamment la mise en œuvre de recommandations pour un accouchement sans risque, l'application du modèle Robson pour l'analyse des causes de césariennes et le renforcement du rôle des sages-femmes et des conseillères auprès des mères.
Elle a également souligné l'importance de créer un environnement d'accouchement sûr en équipant les salles d'accouchement du matériel essentiel, en assurant la présence d'anesthésistes 24h/24 et 7j/7 et en organisant des revues hebdomadaires des comités de mortalité maternelle et de césarienne.
Elle a mis l'accent sur le rôle des centres hospitaliers universitaires et des centres de santé dans la mise en œuvre de ces stratégies, saluant le modèle de l'hôpital central d'Itsa, qui a atteint le taux d'accouchements par voie basse le plus élevé (53,36 %), et a appelé à sa reproduction dans d'autres hôpitaux du gouvernorat.
Elle a également souligné l'importance de la planification familiale comme approche clé pour réduire les grossesses non planifiées, en fournissant des méthodes de planification familiale immédiatement après la naissance, en activant des cliniques de conseil et en assurant l'accès aux services pour les communautés locales grâce à des cliniques mobiles et des caravanes sanitaires.

